Dans « Destructuration », Stephan Renault fait apparaître un être surnaturel étendu dans la lumière dorée d’une soirée d’été. Sa silhouette, mi‑saurienne mi‑folklorique, semble née d’anciennes légendes, esprit de la nature au corps ondulant qui épouse les courbes du paysage. Son corps morcelé, ensemble de membres organiques indéterminés et d’ondulations aériennes, semble flotter dans l’air chaud, à mi‑chemin entre esprit de la nature et créature issue des contes folkloriques.
Surplombant la scène, l’esprit ouvre sur un horizon où la mer, les collines et le ciel chargé de soleil se répondent, comme si l’on contemplait le monde depuis le regard même de ce génie bienveillant. Les couleurs chaudes, les textures veloutées et les formes souples baignent l’ensemble d’une plénitude reposante, accompagné de cette créature paisible, l’œuvre offre au regard un refuge entre rêve et réalité.




